Assainissement écologique

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L’intérêt de l’assainissement écologique :
– un retour rapide des matières fertilisantes dans le sol,
– une non contamination de l’eau par les excréments,
– un non gaspillage de l’eau potable.

Nous partageons les différentes expériences que nous rencontrons.

● Côtes d’Armor:
* Une maison individuelle :
Nos premiers pas ont commencé à Binic. Nous avons visité l’installation d’assainissement individuel en phytoépuration de Marie Pascale et Noël. Toilettes sèches à litière bio maîtrisée (un sceau où l’on met une poignée de copeaux ou de sciure sur les excréments) et filtres plantés de roseaux pour le traitement des eaux grises. Leur installation a été réalisée selon le modèle de Eau vivante.

* Un usage mobile :
A Hénon,  Annie Guernion propose la location et la vente de toilettes sèches (http://annieguernion.wix.com/humusseo).

Annie réalise différentes expériences sur des modèles de toilettes notamment à séparation, la reconstitution de terra pretta…

● Normandie :
* Jamato – ferme maraîchaire
Des toilettes sèches sur le lieu de travail. Ce sont des toilettes à litière biomaîtrisée, modèle le plus simple : un caisson et un sceau. Il est ajouté des copeaux de bois après chaque usage.

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● Danemark :
* Hellevad Vandmølle – chambres d’hôte à la ferme
Ce lieu a une capacité d’accueil de 50 personnes pour l’hébergement d’avril à décembre principalement le week end et en semaine sur les vacances notamment d’été. Les repas servis aux hôtes sont préparés sur place.
Le site est en assainissement autonome constitué d’une cuve de décantation (vidangée annuellement) et d’une saulaie étanche pour l’évapotranspiration des eaux traitées. Il n’y a alors aucun rejet au milieu naturel superficiel ou souterrain. Les saules sont taillés une fois par an et utilisés en bois déchiqueté dans la chaudière.
L’activité d’accueil génératrice d’un volume important d’eau fournit alors la matière utilisée pour le système de chauffage et de production d’eau chaude.IMG_5023IMG_5028
* Hjortshøj – écovillage
L’écovillage est constitué aujourd’hui de 8 groupes et accueillant 300 personnes.
Le premier groupe porteur de ce projet d’écovillage a réalisé les constructions vers 1990/1991 en se fixant des objectifs sur la construction écologique (matériaux de construction, bâtiments à basse consommation énergétique, réccupération d’eaux de pluie, assainissement écologique…). Pour l’assainissement, les installations ont été réaliser pour réccupérer les matières fécales, pensant que celles-ci étaient les plus fertilisantes. Les urines déviées étaient alors évacuées avec les eaux grises au réseau d’assainissement communal. L’utilisation des toilettes à compost pendant 15 ans n’a pas donné satisfaction :
– problèmes de conception favorisant des dégagements d’odeurs, le développement de moucherons…,
– impossibilité d’utiliser les matières en engrais sur les parcelles de céréables certifiées bio, les excréments humains ont été exclus de la liste des fertilisants autorisés en agriculture biologique par une directive européenne en 1991 (EEC N°2092/91 du 24 juin 1991),
– écartement insuffisant pour une coupe mécanisée de la plantation de saules destinés à alimenter la chaudière à copeaux de bois, la saulaie recevant l’épandage des matières fécales et des urines. La coupe manuelle est chronopahge et les copeaux doivent être séchés pour être utilisés dans la chaudière.
Le manque de connaissances techniques n’ont pas permis de réaliser les bonnes conceptions sur plusieurs maillons de la chaîne. Étant raccordées au réseau d’assainissement communal, les habitations ont modifié leurs toilettes pour désormais utiliser des systèmes avec chasse d’eau à faible consommation.IMG_5252IMG_5236

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Le troisième groupe, qui a débuté son projet en 1994/1995, a souhaité être autonome dans la gestion des eaux usées et ne s’est pas raccordé au réseau d’assainissement communal. Les habitations sont équipées de toilettes à séparation des urines et des fécès avec compostage des fécès. Le traitement de ces dernières est réalisé par le biais d’une cuve de décantation vidangée annuellement. Les eaux décantées sont réparties sur une saulaie étanche qui par évapotranspiration assure l’élimination des eaux. Un tiers de la saulaie est fauchée annuellement et des analyses bactériologiques sont réalisées tous les ans. Les urines, collectées séparément, sont stockées dans une cuve (usage??).
Les limites du système en place :
– problèmes de fonctionnement des toilettes à compost (odeurs, mouches…),
– manutention de la cuve à compost située au sous-sol des maisons,
– fréquence de vidange tous les 6 mois,
– usage du compost sur un terrain non utilisé car pas de fertilisants d’excréments d’origine humaine sur des parcelles certifiées en agriculture biologique,
– multiplicité des réseaux d’assainissement (eaux grises, urines, eaux pluviales) et observation d’entrée d’eaux pluviales dans le système de collecte des urines,
– étanchéité de la saulaie (vieillissement de la bâche et risque de perforation par les racines après plus de 15 ans d’utilisation).

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Cette expérience a fait émerger plusieurs problématiques et dysfonctionnements. Le recul insuffisant à lors de l’élaboration des projets a conduit à des choix parfois inadéquates. On peut aussi évoquer le frein culturel à gérer des excréments déchets humains pour soi-même et pour d’autres même pour des personnes très convaincues dans l’écologie. Cependant, l’expérience de l’écovillage de Hjortshøj a permis une application concrète des procédés de l’assainissement écologique et de mettre en évidence les voies d’amélioration qui restent toujours à faire.

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